image(s) pas forcément mentale(s)
Elles aiment se construire en quelques lettres, monosyllabes, avec une simplicité directe comme un mot doux. Ou au contraire se perdre en une longue litanie complexe mais adorable.
Elles veulent voyager sans bouger une seule lettre et se moquer complètement des langues étrangères, des idiomes imprononçables. Ou se transformer à chaque étape nouvelle et se fondre dans un nouveau paysage comme un autochtone spontanément apparu au détour d’un rayon.
Elles cachent souvent des liens entre elles que l’on ne soupçonne pas et ainsi s’appartiennent ou s’entredévorant avec appétit, dans une extrême discrétion. Quelquefois pourtant elles s’attachent tellement à leur créateur, à leur lieu de naissance qu’elles restent solitaires et fières de l’être, sans aucun rejeton qui viendrait leur faire de l’ombre.
Elles sont célèbres, longtemps adulées, admirées, qu’on ne les voit plus, que l’on fait semblant de les oublier, de les citer du bout des lèvres, avec un léger mépris, avec un reproche difficile à énoncer, celui de s’y être reflété. Pourtant, les inconnues, les toutes récentes s’accaparent les esprits libres, racontent des histoires trés personnelles, marchent sur des terrain vierges.
Elles modèlent nos neurones à leur façon, s’immiscent dans nos rêves sans état d’âme, peuplent nos envies de besoins incessants et nous sussurrent que nous sommes uniques. Alors on se déchaîne, on brise l’idole convoité, on la foule libéré de son poids et on se met à construire dans notre coin une petite icone trés perso juste à notre mesure irrémédiablement customizé à nos nouvelles croyances.
Elles n’ont pas dit leur dernier mot, pénétrent tous nos sens, aiguisent notre appétit d’achat dés la porte franchie débarrassé de raison, ivre de possession. Elles s’énivrent de notre crédulité et se savent immortelles. Attention à cet ‘autisme qui nous guette , la dé-consommation les rattrappera.
On les appelle les MARQUES
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lacostekanabeacharmorluxdanoneherbalessencesl’oréalrenaultapplebicreynoldsheineken staefflersuzukinikelevismorganigouanebarillasonymazenattihoeggardenlamborhinivolkswagen sergiotachinikindychanelcalvinkleinferrariethiquablelapiequichantepanzaniricardcitroëndiesel lustucrunestlékickerstartinesetchocolatplaystationmarspumavondutchreebokbananamooon nokiathomsonlabellofranziskanernintendomicrosoft
(sondage express auprès d’étudiants de 20 ans, en septembre 2005 : citez vos 2 marques préférées)
Elles aiment se construire en quelques lettres, monosyllabes, avec une simplicité directe comme un mot doux. Ou au contraire se perdre en une longue litanie complexe mais adorable.
Elles veulent voyager sans bouger une seule lettre et se moquer complètement des langues étrangères, des idiomes imprononçables. Ou se transformer à chaque étape nouvelle et se fondre dans un nouveau paysage comme un autochtone spontanément apparu au détour d’un rayon.
Elles cachent souvent des liens entre elles que l’on ne soupçonne pas et ainsi s’appartiennent ou s’entredévorant avec appétit, dans une extrême discrétion. Quelquefois pourtant elles s’attachent tellement à leur créateur, à leur lieu de naissance qu’elles restent solitaires et fières de l’être, sans aucun rejeton qui viendrait leur faire de l’ombre.
Elles sont célèbres, longtemps adulées, admirées, qu’on ne les voit plus, que l’on fait semblant de les oublier, de les citer du bout des lèvres, avec un léger mépris, avec un reproche difficile à énoncer, celui de s’y être reflété. Pourtant, les inconnues, les toutes récentes s’accaparent les esprits libres, racontent des histoires trés personnelles, marchent sur des terrain vierges.
Elles modèlent nos neurones à leur façon, s’immiscent dans nos rêves sans état d’âme, peuplent nos envies de besoins incessants et nous sussurrent que nous sommes uniques. Alors on se déchaîne, on brise l’idole convoité, on la foule libéré de son poids et on se met à construire dans notre coin une petite icone trés perso juste à notre mesure irrémédiablement customizé à nos nouvelles croyances.
Elles n’ont pas dit leur dernier mot, pénétrent tous nos sens, aiguisent notre appétit d’achat dés la porte franchie débarrassé de raison, ivre de possession. Elles s’énivrent de notre crédulité et se savent immortelles. Attention à cet ‘autisme qui nous guette , la dé-consommation les rattrappera.
On les appelle les MARQUES


